Soutenir l’activité et l’emploi dans les Outre-mer pour lutter contre le chômage et l’exclusion
Emmanuel Macron
0 VOTES • 0 VUES


Nous devons d’abord prendre en compte les spécificités des Outre-mer dans nos politiques publiques. Nous ne pouvons pas avoir des régles uniformes qui s'appliquent de la même manière dans les régions ultra-périphériques comme dans l’Hexagone.

Nous négocierons au sein de l’Union Européenne afin que les normes prennent mieux en compte les spécificités de nos territoires d’outre-mer, par exemple, dans l’agriculture ou la politique de la pêche.

Nous serons particulièrement vigilants sur le suivi des accords commerciaux de l’Union européenne, notamment dans la perspective de la fin des quotas sucriers au 1er octobre 2017.

Nous devons ensuite renforcer l’attractivité de nos territoires : il faut rattraper les retards dans l’assainissement, la desserte en eau potable, la gestion des déchets, lutter contre la congestion dans l’accès aux grandes villes ou contre l’éloignement pour améliorer la vie quotidienne des habitants, attirer les investisseurs et dynamiser le tourisme.

Nous consacrerons 1 milliard d’euros sur 5 ans au financement des investissements collectifs des territoires ultra-marins, dans le cadre du plan d’investissement.

Ces ressources seront affectées au financement des plans de rattrapage et de développement, construits dans chaque territoire avec les élus locaux.

Nous financerons nos actions dans la formation, le tourisme, la santé et la transition énergétique grâce au plan d’investissement.

Le tissu économique des Outre-mer est surtout constitué de petites et très petites entreprises, notamment dans le BTP, très sensibles à la commande publique. Or, dans de nombreuses collectivités territoriales, les délais de paiement sont excessifs, ce qui fragilise considérablement leur développement.

Pour favoriser la compétitivité et la pérennité des entreprises et le développement de l'emploi, nous engagerons une évaluation des dispositifs de soutien existants.

Nous accorderons une attention particulière à l'amélioration des procédures et aux délais de paiement.

Nous supprimerons la caisse qui gère le Régime Social des Indépendants (RSI) pour l’adosser au régime général et nous renforcerons l’activité de Bpifrance dans les Outre-mer.

Parce que les Outre-mer ont des ressources immenses, l’ensemble de nos propositions permettra de développer des filières économiques d’excellence dans tous les Outre-mer (valorisation durable de nos espaces maritimes pour une “croissance bleue”, tourisme, numérique, géothermie, sport, culture…). Notre responsabilité est de soutenir le développement de ces filières, en s’appuyant sur les atouts de chaque territoire, parce que ces filières constituent l’emploi de demain et qu’elles contribuent au rayonnement de la France à l’international.

Nous donnerons aux Outre-mer les moyens d’une croissance bleue plus dynamique, en organisant la filière maritime et en développant le volet ultra-marin de la « task force maritime » créée par le Comité interministériel de la mer.

Sur la base de stratégies de développement du tourisme, concertées territoire par territoire, nous ferons un bilan des aides fiscales et sociales.

Nous adapterons ces aides sur la base de contrats et d’objectifs chiffrés avec les collectivités et les professionnels du tourisme.

Nous organiserons une conférence internationale sur la biodiversité.

Elle se tiendra dans les Outre-mer, car c’est ici que se concentre très largement la biodiversité française, terrestre et marine.


POUR
CONTRE