Nous accroîtrons les solutions de logement pour les ménages aux ressources modestes
Emmanuel Macron
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Aujourd'hui, environ 1,8 million de ménages sont en attente d’un logement social ou d'un changement de logement. Nous devons continuer à construire des logements sociaux pour répondre à ces personnes qui peuvent très difficilement se loger dans le parc privé.

Par ailleurs, la transparence dans les attributions (480 000 par an environ) et la mobilité dans le parc social sont encore insuffisantes. Le logement social doit rester une solution pour les ménages tant qu'ils connaissent des difficultés économiques ou sociales, mais ne doit pas favoriser l'immobilisme si la situation du ménage évolue.

Demain, nous construirons davantage de logements sociaux, favoriserons la mobilité et réformerons les attributions de logement social pour accroître les chances de chacun.

Nous maintiendrons la loi SRU (Loi Solidarité et Renouvellement Urbain) qui a accéléré l’accroissement de la construction de logements sociaux depuis 16 ans.

Nous poursuivrons la production de logements sociaux au même niveau et au même rythme que ces dernières années, en concentrant les aides de l’Etat sur les logements aux plus faibles loyers et dans les zones où la demande en logement social est la plus forte.

Nous ferons la transparence sur l’attribution des logements sociaux.

Au lieu de procédures opaques et de règles méconnues, nous mettrons en place un système de points, simple et compréhensible, fondé sur des critères objectifs (taille de la famille, niveau des ressources, lieu de recherche). Il permettra à chacun de connaître ses chances d’obtention d’un logement et le délai d’attente prévisible.

Nous renforcerons fortement la mobilité dans le parc social là où la demande est très forte en tenant compte de manière plus dynamique de l'évolution de la situation des locataires et en fluidifiant les changements de logement nécessaires à l'évolution des besoins des locataires (vieillissement, arrivée ou départ des enfants, mobilité professionnelle,...)

Concernant les plus fragiles, qui subissent l’absence de logement ou le mal-logement, nous ciblerons notre politique en préférant le « logement d’abord » aux solutions d’hébergement d'urgence.

Nous créerons 10 000 places supplémentaires en pension de famille sur le quinquennat. Ces places sont adaptées aux personnes isolées, « cassées » par des années de vie dans la rue. Elles y trouvent un endroit où poser leurs bagages, le temps nécessaire, pour reprendre pied.

Nous augmenterons considérablement la part de l’intermédiation locative (gestion ou location d’un logement du parc privé par une association pour y loger des ménages à faibles ressources). Nous demanderons aux bailleurs sociaux d’acheter à cette fin 40 000 logements privés pour passer de 25 000 à 65 000 places en intermédiation locative.

A destination des sans-abris, nous assurerons un droit à la domiciliation (qui permet de déclencher d’autres droits, notamment l’accès aux minima sociaux ou la candidature aux logements HLM et d’assurer le suivi de leur courrier) en faisant évoluer la mission de service public de La Poste.

Nous rendrons la fiscalité locale juste.

Nous exonèrerons 4 Français sur 5 de la taxe d’habitation.

Concrètement, dès 2020, un couple avec deux enfants, dont le revenu fiscal de référence est de 5000 euros par mois, sera entièrement exonéré. Mais cette mesure ne grèvera en rien le budget des collectivités territoriales. Leurs ressources seront sanctuarisées : l’Etat paiera la taxe d’habitation en lieu et place des ménages. 10 milliards d’euros y seront consacrés chaque année.


POUR
CONTRE