Réunir les conditions de la montée en gamme de notre industrie.
Emmanuel Macron
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Aujourd’hui, notre industrie souffre d’un triple déficit :

Un déficit d’investissement productif : les entreprises françaises ont consacré une part importante de leurs dépenses à l’investissement immobilier, au détriment des investissements de montée en gamme. Un seul exemple : 34 500 robots industriels, avec une moyenne d’âge élevée, sont en service en France, contre 62 000 en Italie et 150 000 en Allemagne ;

Un déficit d’innovation : sur la période 2010-2012, 41% de nos entreprises manufacturières ont introduit une innovation de produits et/ou de procédés contre 44% en Italie et 58% en Allemagne ;

Un déficit de formation : selon une étude de l’OCDE, 36 % de la population active adulte française participe chaque année à une activité de formation contre 50 % en moyenne dans l’OCDE et 70 % dans les pays nordiques.

Demain, nous transformerons notre modèle économique et social pour réunir toutes les conditions de la reconquête industrielle.

Pour corriger notre mal-investissement chronique, nous donnerons des marges de manœuvres aux entreprises industrielles et nous rééquilibrerons la fiscalité du capital pour favoriser l’investissement productif et innovant, relativement à l’investissement immobilier.

Nous réduirons le taux d’impôt sur les sociétés jusqu’à la moyenne européenne de 25%.

C’est une mesure indispensable pour attirer les activités en France et soutenir la compétitivité de nos entreprises. En échange, nous défendrons au niveau européen une harmonisation des bases et des taux de l’impôt sur les sociétés pour éviter une course au moins-disant.

L’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) ne concernera plus l’investissement qui sert l’économie (actions, parts, titres d’entreprises). Il sera remplacé par un Impôt sur la Fortune Immobilière, qui reposera uniquement sur les biens immobiliers, dans les mêmes conditions que l’ISF aujourd’hui.

Un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de l’ordre de 30% sera appliqué à l’ensemble des revenus tirés du capital mobilier (intérêts, dividendes, plus-values mobilières etc.).

Il simplifiera considérablement le choix des investisseurs, qui se détermineront uniquement en fonction du rendement, du risque et des frais associés à chaque produit, avec plus de transparence, et non plus en fonction d’incitations fiscales et réglementaires. Il évitera des impositions marginales excessives, qui peuvent décourager l’investissement.

Nous garantirons stabilité et visibilité aux acteurs en matière fiscale. Nous sanctuariserons notamment le Crédit Impôt Recherche, le Crédit Impôt Innovation et le dispositif Jeunes Entreprises Innovantes sur la durée du quinquennat, tout en poursuivant la simplification de la mécanique administrative pour en bénéficier.

Nous rendrons notre dispositif de formation plus réactif aux besoins des entreprises et des individus, et nous investirons massivement dans les compétences pour conduire la transformation de notre industrie.

Nous rendrons plus transparente et plus efficace la formation professionnelle, pour que se former devienne une démarche naturelle.

15 des 50 milliards d’euros du plan d’investissement public seront investis dans les compétences.

Nous offrirons enfin plus d’agilité aux entrepreneurs, aux travailleurs, aux ingénieurs et aux dirigeants, pour inventer l’industrie du futur.

Nous ferons de la France une terre d’expérimentation, où il sera à la fois plus simple et plus rapide d’expérimenter des solutions industrielles nouvelles.

Nous refonderons l’action de l’administration pour la mettre au service des entreprises et l’inciter à produire des règles simples et stables.

Cela se traduira notamment par la création d’un droit, plein et entier, à l’erreur. L’administration sera d’abord là pour conseiller avant de sanctionner, la sanction étant limitée aux manquements délibérés, répétés ou particulièrement graves.

Nous développerons la négociation collective au plus près des travailleurs pour décider des règles qui régissent leur vie quotidienne au plus près du terrain.


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