Créer une assurance-chômage universelle
Emmanuel Macron
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Nous ne pouvons pas promettre la « sécurité de l’emploi », dans un monde où les mutations technologiques rendent certains métiers obsolètes et en font émerger d’autres.

Mais il y a deux choses que nous pouvons garantir : que l’on puisse évoluer d’un métier à l’autre, et que l’on soit protégé face à la perte d’emploi. C’est au moment des transitions que nous devons le plus bénéficier des solidarités, pour nous aider à franchir le cap.

Nous mettrons en place une assurance-chômage pour tous, parce que dans un monde qui se transforme, le chômage ne peut plus être un risque contre lequel certains se couvrent à titre individuel, et d’autres par des garanties collectives.

Lorsqu’on est successivement salarié et indépendant, ou parfois les deux à la fois en même temps, la protection ne peut plus dépendre du statut comme dans le monde d’hier. L’assurance-chômage universelle couvrira tous les actifs – salariés, artisans, commerçants indépendants, entrepreneurs, professions libérales, agriculteurs – et facilitera les transitions d’un statut à un autre.

Nous ouvrirons les droits à l'assurance-chômage aux salariés qui démissionnent.

Tous les cinq ans, chacun y aura droit, s’il choisit de démissionner pour changer d’activité ou développer son propre projet professionnel. Ceci incitera les entreprises à investir pour améliorer la qualité de vie au travail afin de conserver leurs salariés, dont nous renforçons ainsi le pouvoir de négociation.

La contrepartie de ces droits nouveaux sera un contrôle accru de la recherche d’emploi, pour lequel les moyens de Pôle Emploi seront renforcés et les sanctions rendues justes et crédibles. À l'arrivée à Pôle Emploi, un bilan de compétence sera réalisé dans les 15 jours. Si plus de deux emplois décents, selon des critères de salaire et de qualification sont refusées, ou que l'intensité de la recherche d'emploi est insuffisante, alors les allocations seront suspendues.

Parce que tous seront désormais couverts quel que soit leur statut, l’État prendra en charge le pilotage système d’assurance-chômage. Il y associera l’ensemble des parties prenantes, et en particulier les partenaires sociaux.


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