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Marine Le Pen
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Une situation économique, sociale et budgétaire dégradée

François Hollande va laisser la France dans un état économique, social et budgétaire dégradé : croissance faible,  taux  de  chômage  considérable,  dette  publique  élevée...  Les  mesures  d’économies  affichées,  pas toujours réelles, et les hausses d’impôts auront encore détérioré la situation budgétaire.

Retrouver la croissance, tout en maîtrisant l’inflation

La priorité pour le quinquennat 2017-2022 sera de retrouver la croissance. Des mesures fortes seront prises en ce sens, avec un effet rapide : le PIB devrait progresser en volume de 2% dès 2018 jusqu’à 2,5% par an en fin de quinquennat. L’inflation  restera maîtrisée mais progressera avec la fin de la politique de déflation, notamment  salariale,  que  nous  subissons :  elle devrait  accélérer  progressivement  pour  atteindre  2,5%  à compter de 2020.

Rendre 40 milliards d’euros aux Français par la baisse des impôts des ménages (20 milliards d’euros) et par des mesures pour leur pouvoir d’achat (20 milliards d’euros)

• La  défiscalisation  des  heures  supplémentaires  permettra  de  redonner  près  de  500  euros  par  an  en moyenne aux 9 millions de Français qui font des heures supplémentaires (pour un coût budgétaire de  4,5 milliards d’euros).

• La baisse de l’impôt sur le revenu (baisse de 10% sauf la dernière tranche, hausse du plafond du quotient  familial, rétablissement de la demi-part pour les veuves et veufs, défiscalisation de la majoration des  pensions  pour  les  parents  de  famille  nombreuse)  redonnera  11  milliards  d’euros  aux  Français  (soit presque deux mois d’impôts en moins). 

• Dans un souci de justice, le minimum vieillesse (ASPA) sera revalorisé de 20% (0,6 milliard d’euros), la taxe d’habitation pour les plus modestes sera réduite (1 milliard d’euros), l’universalité des allocations familiales  sera  rétablie  (0,8 milliard  d’euros), et  une  « protection-logement-jeunes »  sera  créée  (1,2 milliard d’euros).

• L’Allocation aux Adultes Handicapés sera augmentée de 20% (1,6 milliard d’euros). 

• Les petits salaires et les petites retraites jusqu’à 1 500 euros par mois seront revalorisés par une Prime de Pouvoir d’Achat qui s’élèvera en moyenne à 80 euros par mois, automatiquement financée par une Contribution Sociale sur les Importations de 3%.

Redonner de l’air aux entreprises par la baisse des impôts des TPE-PME

• La baisse de l’impôt sur les sociétés pour les TPE-PME (taux à 24% au lieu de 33%) leur redonnera 5,5 milliards d’euros. 

• Le CICE sera pérennisé, fusionné avec l’ensemble des allègements de charges et conditionné au maintien de l’emploi. 

• Afin  d’assurer  effectivement  la  priorité  nationale  à  l’emploi  des  Français,  une  taxe  additionnelle  sur l’embauche de salariés étrangers sera instaurée (pour un gain d’environ 2 milliards d’euros chaque année pour les finances publiques).

Les  baisses  d’impôts  seront  accompagnées  d’une  politique  budgétaire  raisonnable  dont la priorité sera de restaurer l’État régalien

Un effort indispensable  sera également  consenti en  faveur des  dépenses régaliennes  de l’État et  pour la recherche : construction de 40 000 places de prison supplémentaires, recrutement de 15 000 policiers et gendarmes, augmentation importante du budget de la défense pour le faire passer d’environ 1,8% du PIB à 3% en 2022, hausse du budget public de la recherche de 30%... 

Remettre  nos  finances  publiques  en  ordre,  en  s’attaquant  enfin  à  la mauvaise  dépense publique afin de réduire le déficit et la dette 

Bien  entendu,  les  baisses  d’impôts et  les  dépenses  nécessaires  ne seront  pas  financées  par  des  hausses d’impôts.

Les économies sur la gestion de la Sécurité sociale, sur la fraude sociale et l’évasion fiscale (notamment les profits détournés), sur l’Union européenne, sur l’immigration (dont la suppression de l’AME), sur la réforme institutionnelle  (suppression  des  doublons…) et  sur  la  délinquance permettront  de  dégager  près  de  60 milliards d’euros en 5 ans. 

Couplé à une croissance économique retrouvée, ceci permettra de diminuer progressivement le déficit public à compter de 2019, après un effort significatif en 2018 pour le pouvoir d’achat et les dépenses régaliennes. 

Ainsi, de 4,5% en 2018 (3,8% hors nationalisation des autoroutes), le déficit sera ramené à 1,3% en 2022. 

Parallèlement, la dette publique diminuera de près de 8 points sur la durée du quinquennat, pour atteindre 89% du PIB. 

De même, le ratio de dépenses publiques se réduira légèrement, de 1,7 point, pour être contenu à environ  53,4% du PIB. En effet, hors mesures nouvelles et économies, les dépenses augmenteront comme l’inflation, hormis pour la Sécurité sociale où la progression sera plus importante (inflation + 50% de la croissance en volume).

La  France  sera  ainsi  remise  sur  les  bons  rails,  permettant  à  la prochaine  législature  d’assainir  plus profondément les comptes publics.

S’agissant  des  collectivités  locales,  la  réforme  territoriale  et  les économies  permettront d’importantes baisses d’impôts locaux

Certes, les finances locales sont d’abord de la responsabilité des collectivités locales mais l’État prendra les mesures  nécessaires  pour réduire  à  la  fois  leurs  dépenses  et  leurs  recettes.  La  réforme territoriale (suppression de l’intercommunalité obligatoire et des régions) engendrera d’importantes économies compte tenu de la suppression des doublons et du retour à une saine gestion de proximité.

Ces économies permettront de  financer une baisse de 10% des droits de mutation à titre onéreux sur les cessions immobilières, qui sera  favorable à l’accession à la propriété et à la mobilité  résidentielle, et une baisse  importante  des  impôts  directs  locaux  (taxe  d’habitation,  cotisation  foncière  des entreprises,  taxes foncières). 

S’agissant de la sphère sociale, les dépenses de Sécurité sociale seront pérennisées mais la gestion sera assainie pour limiter leur progression

Les  tendances  lourdes  de  notre  société  (vieillissement,  dépendance, progrès  médicaux...)  rendent incontournable une progression des dépenses de santé et du budget des hôpitaux : notre modèle social sera en effet préservé ! 

De  même,  des  efforts  particuliers  seront  consentis  dès  le  début  du quinquennat  en  matière  sociale  et familiale, avec la création d’un bouclier social pour les indépendants, la  restauration de l’universalité des allocations familiales, la revalorisation de l’allocation aux adultes handicapés et de l’allocation de solidarité  aux personnes âgées, et enfin la création d’un cinquième risque de Sécurité sociale pour la dépendance.

Ces mesures de justice  sociale  seront du  reste plus que  financées par des économies de gestion, la lutte contre  la  fraude  et  la  baisse  des dépenses  sociales  qui  découlera  de  la  réduction  drastique des  flux migratoires.

Enfin, le retour à la retraite à 60 ans sous condition de 40 annuités de cotisation est une mesure de justice sociale en faveur des travailleurs, étant entendu que le retour à l’équilibre des retraites proviendra d’abord et avant tout de la baisse du chômage.

Au total, la trajectoire 2017-2022 allie relance économique, justice sociale et assainissement budgétaire. 

Cette trajectoire est synthétisée dans le tableau ci-dessous.



POUR
CONTRE