Accélérer l’autonomie pédagogique des établissements
FRANCE 2022
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– Identifier une cinquantaine de collèges d’enseignement supérieur, qui iraient jusqu’au niveau licence, et une douzaine d’universités de recherche, avec une sélection à l’entrée, et qui offriraient également des masters et des doctorats.

– Encourager les établissements à développer des formations originales pluridisciplinaires, avec une évaluation ex post des diplômes ainsi créés. Les étudiants de licence, notamment, devraient avoir accès à une grande diversité d’enseignements. Dans les pays anglo‐saxons, la spécialisation ne commence qu’après le premier cycle. Les étudiants en licence choisissent une dominante (moins de 50 % des matières) et pour le reste leur choix est libre. Il n’est pas rare qu’un physicien américain nobélisable ait choisi, à côté de la physique et des maths, un cours de poésie grecque ancienne et un cours sur les équilibres ponctués en biologie évolutive. Cela aide aux réorientations et accroît la culture générale, donc l’adaptabilité. Une telle mesure avait été instaurée en 1968 à l’université expérimentale de Vincennes, puis progressivement rognée par le mandarinat. Cette nécessité démontre l’inanité du complexe de campus parisien qui est en train d’être mis en place avec les sciences au sud (plateau de Saclay et d’Orsay) et les humanités et sciences sociales au nord (campus Condorcet à Aubervilliers‐Saint‐ Denis). Sans aucune passerelle entre eux !

– Permettre la sélection à l’entrée du master.

– Accompagner la sélection par un système efficace d’orientation. Les étudiants qui n’intégreraient pas les filières sélectives devraient avoir accès à des formations professionnalisantes de deux ou trois ans au sein de collèges d’enseignement supérieur.

– Permettre aux universités de titulariser elles-mêmes leurs

professeurs, sans passer par le CNU.


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