Sur le revenu universel
Jean-Luc Mélenchon
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Dans les contributions, il semble s’agir à la fois d’une proposition s’appuyant sur les travaux de Bernard Friot pour supprimer le « marché du travail » (et en tant que telle une authentique mesure de gauche), mais aussi une proposition plus récemment reprise par des économistes beaucoup moins progressistes comme Daniel Cohen pour amortir le choc résultant de l'automatisation de nombreuses activités humaines.

Les débats semblent riches et beaucoup de mesures semblent souhaiter aller dans cette direction, pas nécessairement de la même manière ou avec le même calendrier. Afin de répondre aux urgences, certains privilégient la généralisation et la gratuité des services publics, le partage du temps de travail et l'augmentation de la cotisation afin d’aller dans la direction commune d’une socialisation plus grande de l’activité salariée.


POUR
CONTRE
solveig 27/09/2016
Le premier pas dans un régime bolchévique
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Guy de la Pétodière 25/09/2016
Il est quand même curieux de voir que Mr Mélenchon, qui semblait être le dernier à incarner les idées de gauche (le PS ayant trahis le peuple des travailleurs) être si évasif sur le sujet du REVENU UNIVERSEL. Plutôt que de nous dire s’il compte le mettre en place ou non, il se contente de nous faire un résumé confus de ce que c’est. Peut-être sait-il que dans l’état actuel des choses, c’est tout bonnement inapplicable. Et c’est donc tout à son honneur s’il ne fait pas de promesses qu’il sait non tenables. Vous remarquerez qu’à chaque fois qu’un homme politique aborde ce sujet, il n'aborde pas la question du financement de ces mesures. Or vu que les états sont déjà incapables aujourd'hui de faire payer des impôts aux grandes entreprises, il va bien falloir trouver les ressources auprès de ceux vers qui on en revient toujours en fin de compte : les PME et les classes moyennes. C'est inacceptable, car non seulement les PME et ménages sont à bout, mais comment voulez-vous que quelqu'un accepte dans ces conditions de se lever tous les matins pour aller travailler, en partie pour les autres donc, et voir son voisin se contenter de rester chez lui? Ces problèmes de fiscalité ramènent toujours à la question de la libre circulation des capitaux. Concernant la France, il nous est impossible de nous y opposer car nos dirigeants ont signé le traité de Lisbonne (que le peuple ne voulait pas) dans lequel l'article 63 instaure cette libre circulation. Et c'est cette libre circulation qui empêche une fiscalité nécessaire et juste du grand capital. Donc toutes ces mesures qui peuvent être tentantes ne seront de toute façon jamais applicables en l'état et donc on en revient toujours à une étape nécessaire et préalable à toute évolution dans le sens de l’intérêt du peuple : la sortie de l'UE! Que ceux qui s'imaginent qu'il suffit de renégocier les traités ne se fassent aucune illusion, çà n'arrivera jamais, car l'article 48 de ce même traité et là pour l'empêcher. Ce sont des faits incontournables, même s'ils sont durs à entendre. Que le peuple n'ait pas connaissance de cela peut se concevoir, mais que quelqu'un comme Mr Mélenchon ne le sache pas est inimaginable. Si vous voulez plus d'explications sur ces tristes réalités, allez donc voir ce que dit l'UPR. Il n'y a malheureusement aucun espace possible pour des idées de gauche dans le cadre de l'UE.
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Valérie 21/09/2016
C'est juste une façon pour le capital de faire taire les "masses" pour mieux continuer à piller les ressources naturelles y compris humaines around the world. Je suis contre le néo esclavagisme et en plus, le travail est une oeuvre sociale nécessaire où chacun peut trouver sa place. La biodiversité des métiers, la coopération de tous ainsi que la qualité du travail sont donc essentielles pour toute société humaine soucieux de l'épanouissement de chacun (développement de son propre talent pour le bien commun) car nous sommes une espèce sociale.
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andré 15/09/2016
écouter B.Friot le revenu de base est une arnaque du capital seul le salaire à vie coupler a la copropriété d'usage des moyens de prod permet de sortir de l'esclavage au marché
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Lilly54 15/09/2016
Je m'abstiens sur ce sujet. C'est flou et il y a un gros méchant loup quand la droite s'en empare.
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sébastien 11/09/2016
Pour le salaire à vie du réseau salariat : OUI.
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Jason 10/09/2016
Informations sur le sujet : https://www.youtube.com/watch?v=uhg0SUYOXjw
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Michel 10/09/2016
Plutôt pour le salaire à vie (comme Friot le préconise) car il implique les cotisations patronales, la retraite, la SS etc. etc. mais plus encore un travail pour tous inscrit dans nouvelle constitution !
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Patrice 10/09/2016
Faire revenir le travail plutot que le partager! Tout produit vendu en France hors Europe doit doit être fabriqué en France ou taxé à hauteur de 10 % de ses ventes. Appliquer une taxe différentielle entre le cout du travail français et celui du pays exportateur.
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frédéric 10/09/2016
"Salaire à Vie" et "Revenu de Base Inconditionnel" : la convergence. Il est curieux de voir s'opposer les partisans de ces deux propositions, qui ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients. Il serait plus pertinent de mettre en place une proposition qui s'appuie sur leurs points forts en supprimant ou limitant leurs points faibles. Ma critique du "SàV" est d’une part qu'il pérennise une société de classes, même si ce concept élimine la classe dominante par la suppression de la propriété des moyens de production, même si l’écart entre classes est réduite, il n’en reste pas moins que le but principal des classes économiquement inférieures sera encore de vouloir imiter le train de vie des classes économiquement supérieures. D’autre part qu’il assoie la prime au mérite et la prime aux intellectuellement privilégiers ou autres pionniers entreprenants, reprenant ainsi le schéma imposé par le capitalisme qu’il compte combattre; et enfin qu'il n'est pas évident à mettre en place du jour au lendemain : le problème ne sera pas pratique ou technique mais plutôt un problème d'acceptation, de maturité des mentalités formatées par des années de réflexes et de propagande capitalistes. Le "RdBI" a ceci de dangereux qu'il plairait aux libéraux pour acheter la paix sociale, et libérer le "marché du travail" avec toutes les dérives qu’on imagine. Le processus constituant devra en prévoir les bases et son devenir, lors de sa définition et de sa mise en perspective, afin que celui-ci reste un projet progressiste et émancipateur. L'avantage est qu'il est facile à mettre en place sans trop perturber l'existant et qu'il peut naturellement évoluer vers un "SàV" égalitaire, dans le délai suffisant à la nécessaire évolution des mentalités. Voici très schématiquement une proposition dans ce sens : Création des caisses de salaires, d’investissement… Mise en place d'un RdBI de départ (850€ +/- 100 €) et du partage du temps de travail par réduction horaire hebdomadaire ?30h voire moins, et annuel ? 8 semaines de congés payés +/- 15j. Smic mensuel de 1120€ net pour 30h-hebdo (1040€ pour 28h-h ; 960€ pour 26h-h suivant la répartition du travail nécessaire au retour vers le plein emploi) Au RdBi et au Revenu d’Activité, vient s’ajouter un bonus qui est fonction de la durée totale de l’activité accomplie. Ce bonus tient lieu de prime d’ancienneté pendant l’activité. Il est conservé (éventuellement bonifié) en cas de cessation d’activité et tient lieu alors d’allocation chômage ou de pension de retraite si la cessation est définitive. Ce système permet à chacun de gérer sa carrière (son investissement en temps de travail) et d’y mettre un terme comme il l’entend, sans avoir à attendre un âge légal. Le RdBi proposé ici, augmente chaque année au même rythme que la diminution du temps de travail, grâce aux gains de productivité liés au progrès et à l’automatisation des tâches, si bien que le pouvoir d’achat est au moins maintenu pour les plus bas salaires. Les revenus d’activités sont coefficientés en fonction de la pénibilité, de la dangerosité, des contraintes ou du manque d’intérêt de l’emploi, ou, à l’inverse, de son utilité pour le bien commun. Les hauts salaires sont limités à N fois le salaire minimum à sa mise en place (environ 20000 à 23000€ si N = 20), puis les salaires sont tous diminués dans le temps, d’un pourcentage identique, mais compensés par l’augmentation progressive du RdBi (pour les plus bas salaires). Ce système permet, sur la durée d’une ou deux générations, de ramener les salaires à une quasi égalité ; condition de la garantie d’une société plus humaine et solidaire ou la convivialité, le respect et l’entraide auront remplacé la compétition pour l’ascension sociale. Suppression des intérêts pour les prêts. Fixation des prix, au moins pour les produits de consommation … variation à l’intérieur du prix des éléments qui le composent (transport, énergie, matière 1ère, main d’œuvre, gestion, taxes dont la taxe pour le RdBi …) : où chaque gain sur un poste permet d’augmenter la part reversée en RdBi En ce qui concerne le financement du RdBi, tout doit être mis en place pour une augmentation progressive de son montant en fonction des gains de productivité, des économies d’échelle, des économies liées aux progrès technique et organisationnel; Cette augmentation venant compenser à la fois la diminution progressive programmée des salaires et la diminution inéluctable du temps de travail utile.
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Laurent Mendras 09/09/2016
Un salaire à vie tel que conçu et proposé par le réseau salariat et Bernard Friot est à mettre en place. Les plus jeunes de 18 à 25 ans pourraient d'abord en bénéficier progressivement il serait étendu à tous. Bien sur il s'agit de modifier totalement la société en abolissant la propriété lucrative et socialisant les oyens de productions (coopératives....)et plafonnant les revenus à par exemple 5 fois le salaire universel "de base"....
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Nicolas 09/09/2016
Même constat, l'idée est séduisante mais il faut beaucoup plus d'infos
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Patrick Feldstein 09/09/2016
Je préfère m'abstenir, n'ayant pas suffisamment d'infos sur le sujet
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