Augmenter les salaires
Jean-Luc Mélenchon
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Nous voulons rétablir le droit au travail, à l’emploi et au repos dans une nouvelle répartition des richesses. Pour cela, nous établirons les 35 heures effectives, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, le Smic à 1 700 euros et un salaire
maximum dans les entreprises publiques et privées.

Après leur remise en cause par la droite, les 35 heures seront pleinement établies par la loi, sans annualisation, ni perte de salaire et avec les embauches correspondantes (notamment dans la fonction publique), sous le contrôle des élus du
personnel. Le recours aux heures supplémentaires sera strictement limité. Nous agirons dans une logique de plein emploi, de réduction du temps de travail, d’abolition de la précarité et d’installation d’une « sécurité emploi-formation
». Chaque année, nous réunirons les partenaires sociaux et les différentes collectivités publiques dans une assemblée nationale et des assemblées régionales permettant de fixer des objectifs précis pour l’emploi, les qualifications et les salaires.

Nous rétablirons également le droit à la retraite à 60 ans à taux plein (75 % du salaire de référence) pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions particulières donnant droit à des départs anticipés. Aucun salarié ne touchera de retraite inférieure au Smic. Le financement des retraites sera assuré en particulier par une cotisation nouvelle  sur  les  revenus  financiers  des  entreprises,  au  même  taux  que  les  cotisations  employeurs  sur  les  salaires.

L’accroissement du taux et de la masse des cotisations patronales sur les salaires sera modulé en fonction des choix de gestion de ces entreprises. Aucun recours à la fiscalisation des retraites ou de la protection sociale ne sera opéré pour leur financement.

Afin d’enrayer la montée des inégalités de richesse dans notre pays, nous procéderons à une réévaluation globale des salaires et des traitements, des indemnisations du chômage et des retraites, et les indexerons sur l’évolution du coût de la vie. Cette réévaluation se fera aux deux extrémités de l’échelle des salaires. Nous porterons immédiatement le Smic à 1 700 euros brut par mois pour 35 heures, conformément aux revendications syndicales, et 1 700 euros net pendant la législature. Un salaire maximum sera instauré. La Confédération européenne des syndicats propose d’ailleurs, dans toutes les entreprises, que l’écart entre le plus bas et le plus haut salaire ne puisse dépasser 1 à 20. Ainsi, les patrons ne pourront gagner plus sans d’abord augmenter les salariés du « bas de l’échelle ». Par la fiscalité, nous établirons un revenu maximum fixé à 20 fois le revenu médian (soit aujourd’hui 360 000 euros par an).

Nous voulons éradiquer la pauvreté ! Aucun revenu ne pourra être fixé sous le seuil de pauvreté (environ 800 euros par mois pour une personne seule, soit 50 % du revenu médian : il concerne 13 % de la population) en tenant compte de la composition familiale. Les minima sociaux seront fixés en référence au Smic et indexés sur celui-ci.


POUR
CONTRE
Nicolas 02/10/2016
cette mesure est une des mesures sur laquelle je ne vous suis pas. C'est la fuite en avant, 2000 puis 2500 €... 1-comment on finance? et 2- Ne devons-nous pas chercher plutôt à réconcilier le patronat et le salariat? Je vois deux choses qui clivent: Faire supporter toute la responsabilité à l'employeur et toujours imposer l'accès inconditionnel au travail. Je préfère creuser l'axe du salaire universel qui est l'affranchissement du "travail-esclave" et ainsi, faire primer le sens humain au travail qui devrait être celui de la collaboration et de l'entraide.
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ben 25/09/2016
Populisme à fond les manettes… Financement de tout cela ? Moyens de contrainte envisagées sur les grands patrons véreux et fuites de capitaux… Enfumage
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Dominique 25/09/2016
Tout cela est bien joli mais contraire aux Grandes Orientations de la Politique Économique de Bruxelles qui nous demande de retrouver de la compétitivité, les GOPÉ. Comme on ne peut plus jouer sur une dévaluation compétitive, avec l'euro, on nous contraint à minimiser tant et plus nos acquis sociaux. Donc réalisation pas crédible sans sortir de l'UE.
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Guy de la Pétodière 25/09/2016
Dans toutes ces propositions pourtant séduisantes, vous éludez la vrai question : pourquoi la France est tant dans la daube? L'ouverture totale des frontières, religion imposée par l'UE, c’est la mise en concurrence forcée des peuples entre eux. https://www.upr.fr/actualite/europe/comment-lunion-europeenne-retabli-une-forme-desclavage-moderne-un-article-de-marwan-juriste-adherent-de-lupr Vous savez très bien que ce que vous dites est contraire aux articles 34, 35, 37 et 63 du traité européen. Alors à quoi jouez-vous? Renégocier les traités? Vous savez là aussi que c'est rendu impossible par l'article 48. Finalement, en vous obstinant à soutenir l’UE, vous vous faites le meilleur allié du grand capital. C’est lamentable !
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yannl 24/09/2016
grande gueule mais ne pisse pas loin : il FAUT SORTIR de l'UE TOUT DE SUITE, branquignol !
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Leonardo 10/09/2016
Il faudrait également penser à faire cotiser socialement les robots à hauteur des emplois qu"ils suppriment de par leur utilisation.
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BERNARD 09/09/2016
pour mais attention il ne faudrait pas que ce le mette les PMI en difficultés...!!
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René 09/09/2016
800€ pour les retraités... impossible de se loger de se soigner et de manger correctement.
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PAUL GUIGNARD 09/09/2016
http://www.salaire-brut-en-net.fr/
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Samuel 09/09/2016
Il faut ajouter 2 mesures : - indexer le SMIC sur l'inflation - indexer tous les salaires sur le SMIC
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NOURDINE 09/09/2016
belle idée mais que celle-ci ne soit pas liée à un coût de la vie qui explose ou cela annihilerait tous les efforts
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